Laisser Jésus diriger nos vies
(Lire Mc. 4:35-41 et Ps. 107:23-30)
1.Introduction
Voici un épisode de la vie terrestre de Jésus où les disciples qu'Il S'est choisis vont expérimenter qu'ils dépendent désormais du Maître, de Celui qui a autorité sur les éléments. Ne sommes-nous pas également les disciples du Seigneur?
Cette relation des faits est réelle, et je ferai une parenthèse ici pour rappeler que tout ce que la Bible rapporte est réel et irréfutable –c'est pourquoi il est dit: "La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Ro. 10:17)–, tout comme la repentance: "Le Seigneur … use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance" (2 Pi. 3:9). C'est pour notre instruction que le Seigneur a voulu que ces faits arrivent et qu'ils soient venus jusqu'à nous. D'ailleurs, bien avant qu'ils ne se produisent, le Seigneur les avait déjà révélés, allant jusqu'à décrire l'épouvante et le trouble qu'allaient éprouver les disciples. Aussi, le Seigneur sait d'avance ce qui se passera dans notre cœur, c'est la raison pour laquelle il est aussi écrit: "L'Éternel sonde tous les cœurs et pénètre tous les desseins et toutes les pensées" (1 Ch. 28:9).
Aujourd'hui, Il connaît l'état de notre cœur. Il connaît l'épreuve, la tristesse, le découragement qui peut-être nous assaillent, et Il est disposé à intervenir, car Il nous aime, nous sommes Ses enfants. Ce n'est pas avec de l'argent qu'Il nous a rachetés, mais au prix de Son propre sang! Peut-être au fond de notre cœur se trouve la question: "Pourquoi le Seigneur n'intervient-Il pas? Combien de temps devrai-je encore endurer la souffrance morale, l'incertitude et l'angoisse?". Ces questions sont également venues à l'esprit des disciples ce soir-là. Ils ne connaissaient pas bien Celui qui les enseignait jour après jour. Sans doute pensaient-ils qu'ils suivaient un grand docteur de la loi, un prophète ou encore celui qui allait les délivrer du joug romain.
Les épreuves de la vie professionnelle n'épargnent pas les citoyens que nous sommes, et nous sommes confrontés à la violence et à la dégradation de l'état moral de la société dans laquelle nous nous évertuons à faire entendre le message de paix et de justice de notre Seigneur et Maître. En tant que chrétiens, les tempêtes sont fréquentes et se répercutent parfois au sein même de notre foyer en raison du stress qu'elles engendrent.
Mais Jésus est le Fils de Dieu: Il n'a pas que des paroles à apporter, Il est Celui qui agit puissamment. Le connaissons-nous, ce Seigneur qui agit fidèlement? "Oh! Mais frère, j'ai X années de conversion!" Eh bien, cela ne veut rien dire: on peut être converti depuis vingt ans et ne pas encore connaître réellement le Seigneur et ne pas Lui faire pleinement confiance.
La mer de Galilée (ndlr,: ou lac de Tibériade, ou encore lac de Génésareth) est un endroit unique au monde de par sa situation. Elle est l'étendue d'eau douce la plus basse du globe (de –208 à –212 mètres) située dans une cuvette formée par des collines qui atteignent 304 mètres d'altitude. Cette mer intérieure ressemble à un immense lac calme et serein. En la voyant ainsi, on ne peut pas s'imaginer qu'elle peut brusquement se déchaîner.
La vie n'est-elle pas ainsi? Tout semble calme, tout va bien, et puis, c'est la tempête, des problèmes surgissent, et parfois même, c'est la chute, le péché, la mondanité qui envahit notre cœur, et alors, l'angoisse et la tristesse nous saisissent. Avant la conversion, tout allait bien, et on parvenait à régler les problèmes tant bien que mal, mais depuis la conversion, il nous semble que ce n'est plus le cas: les problèmes nous submergent littéralement.
L'expérience des disciples nous aidera à comprendre les raisons de cet état de fait.
2.La conversion
Jésus dit: "Passons à l'autre bord" (v. 35). La volonté du Seigneur est que nous changions de vie lorsque nous venons à Lui. Au début, dans la joie du salut, tout semble aller bien, et nous buvons à la source de la vie, la Parole de Dieu nous fait du bien. L'intention de Dieu est, bien entendu, qu'il en soit ainsi, mais aussi que nous mettions cette Parole en pratique. Afin d'être éprouvés dans notre marche spirituelle, le Seigneur permettra des épreuves pour notre plus grand bien en vue de, notamment, fortifier notre foi.
Lorsque nous venons à Lui, le Seigneur vient habiter dans notre cœur, tout comme ce soir-là Il S'est installé dans la barque. Et remarquons qu'Il ne S'est pas couché n'importe où: Il Se trouvait à la poupe, précisément à l'endroit où se trouve le gouvernail. Il désire diriger notre cœur dans tous les domaines de notre vie. N'est-ce pas formidable? Mais acceptons-nous toujours qu'Il nous dirige?
Lui avons-nous donné tout notre cœur et Le laissons-nous toujours le diriger? Peut-être pensons-nous qu'il en va ainsi, sans que pour autant cela soit effectif?
Et si notre vie change, gloire à Dieu!, mais le monde qui nous entoure, lui, ne change pas, et dès lors, les rapports de force et d'influence ne sont plus les mêmes, quelque chose a changé, Jésus est dans la barque. Il est dans notre cœur, et, désormais, rien ne sera plus jamais pareil.
Notre vie a pris un tout autre sens, mais parfois, il nous faut longtemps avant de comprendre l'attitude divine. Alors, les expériences sont toujours bénéfiques.
3.L'expérience
L'expérience que vont vivre les disciples est particulière à plus d'un titre:
Le Seigneur a peut-être une belle place dans notre cœur, mais Lui en avons-nous donné les rênes? Si ce n'est pas le cas, alors, la mondanité avec ses péchés ne va pas tarder à s'engouffrer en nous, et nous aurons beau nous démener, nous n'y arriverons pas, et le mal sera plus agressif qu'avant la conversion. Rien de plus normal: le diable veut récupérer ce qu'il a perdu, car il sait que lui n'a plus d'espoir de salut et il désire entraîner toute la race humaine dans sa perdition.
Les disciples ont beau vider l'eau de l'embarcation, rien n'y fait: ils n'ont jamais vu une telle tempête, et jamais ils ne se sont sentis aussi impuissants. Il s'agissait d'une tempête violente, le vent était fort, et la pluie torrentielle s'acharnait sans relâche. Ce n'était pas comme d'habitude, c'était comme si les puissances du mal agitaient les éléments: ils étaient littéralement dans la démesure. Alors qu'au départ ils se disaient sans doute: "Seigneur, Tu peux compter sur nous", ils vont attendre l'extrême limite pour faire appel à Son secours. N'en est-il pas de même avec nous?
Parfois, nous pensons pouvoir régler nos petits problèmes tout seuls, sans en référer à Jésus, Il est bon quand tout va mal, mais en attendant, nous faisons comme nous l'entendons. N'empêche que Jésus était mouillé! Alors, il faut faire attention, car Jésus n'agit pas d'initiative dans notre vie; Il est Seigneur, Il n'est pas le serviteur: il ne faudrait pas renverser les rôles!
4.De vrais disciples
Jésus est toujours prêt à intervenir, Il est près de la barre, Il attend notre appel. Mais sachons qu'Il n'emploie pas les méthodes humaines, car la dimension du combat est spirituelle, les forces du mal s'acharnent sur nous, elles veulent nous reprendre. C'est Jésus qui est tout puissant, Il agit par la puissance du Saint-Esprit, la seule qu'Il reconnaît: "Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par Mon esprit, dit l'Éternel des armées" (Za. 4:6).
Les disciples s'étaient fié à eux-mêmes, mais maintenant, il suffit: quand Jésus vient dans une vie, il faut pouvoir Lui faire pleinement confiance. Les douze n'avaient pas encore compris cet aspect des choses.
Alors qu'ils sont en proie à la détresse, ils vont appeler le Maître: "Ne T'inquiètes-Tu pas de ce que nous périssons?" (v. 38). Voilà qu'ils mettent le Seigneur en cause: c'est Lui qui ne S'inquiète pas!
Ne sommes-nous pas parfois ingrats à ce point? Quand le péché nous environne, que la tentation ou les épreuves sont là, le Seigneur a-t-Il droit de cité, ou un petit péché (ou l'orgueil) Le fait-il passer au second plan? Laisserons-nous le péché et les problèmes remplir la barque, laisserons-nous Jésus "dormir", ou ferons-nous appel à Lui?
C'est de cette démarche que résultera l'échec ou la réussite. Mais attention! Si nous laissons toujours le Seigneur dormir, nous risquons fort d'aller à la dérive, de perdre des forces et d'abandonner le combat. Car le Saint-Esprit sera attristé.
Le Seigneur est-Il le Tout-Puissant dans notre vie? Ou alors ne l'est-Il que dans la Bible?
5.La puissance de Jésus
Pour nous, nous savons que nous ne faisons plus partie du monde, mais il nous arrive d'oublier l'importance de notre engagement. Nous pensons pouvoir agir seuls. C'est pourquoi il est écrit: "Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!" (1 Co. 10:12). C'est souvent dans les cas difficiles que nous faisons appel au Seigneur. Parce qu'Il est fidèle et tout puissant, c'est alors que nous pouvons expérimenter Sa Toute-Puissance.
Lorsqu'Il S'est réveillé, Jésus a menacé le vent et dit à la mer houleuse: "Silence! tais-toi!" (v. 39). Le texte grec donne un sens plus fort à ces paroles autoritaires: il s'agit d'une expression qui était utilisée pour faire taire les chiens et les rendre inoffensifs, littéralement "museler, fermer la gueule avec une muselière". Comme lorsqu'Il chassa les marchands du Temple, Jésus parle ici avec autorité et colère divines.
La cause de la tempête était les vents qui dévalaient de l'Hermon, venaient s'engouffrer dans la cuvette et provoquaient une bourrasque. Les vagues pouvaient atteindre en temps normal une hauteur de deux mètres, mais ici, les records étaient battus.
Jésus menace ce qui est la cause du trouble dans nos vies, Il agira fidèlement. Il nous délivrera des forces ténébreuses qui nous assaillent. Il ordonnera qu'elles cessent leur activité. Ainsi, Jésus peut-Il délivrer des pires vices. Une fois encore, Il est tout puissant. Mais Il va également ordonner le silence aux tumultes de notre cœur. Il ne tolérera pas que cela dure une seconde de plus: Il va y installer Sa paix et Sa joie. Finie la tempête, finies la peur et l'angoisse. Lorsqu'Il agit, Il agit parfaitement.
Quel soulagement pour les disciples, mais aussi quel étonnement. Ils n'en croient pas leurs yeux: "Quel est donc celui-ci, à qui obéissent même le vent et la mer?" (v. 41). Quel changement de discours chez les douze! Il y a quelques instants, ils Le rendaient responsable de leur mésaventure; maintenant, ils doivent se rendre à l'évidence: leur hôte domine même sur les éléments!
Si nous Le laissons agir, alors Il nous étonnera aussi. Il peut révolutionner toute notre vie, et nous Le glorifierons alors spontanément. La louange sera dans notre cœur, et, dans l'assemblée des saints, nous participerons au parfum de bonne odeur qui monte au Trône de grâce (2 Co. 2:15). C'est là que le Seigneur siège, au milieu des louanges de Son peuple, et d'où Sa bénédiction descend.
6.La foi
La question du Seigneur ne s'est pas fait attendre: "Pourquoi avez-vous ainsi peur? Comment n'avez-vous point de foi?" (v. 40).
Nous ne devrions jamais sous-estimer Sa toute-puissance, mais au contraire l'expérimenter dans nos vies. Tout est possible à celui qui croit (Mc. 9:23)! Le texte grec nous dit qu'ils avaient une foi timide, une foi qu'ils n'avaient pas mise en action, et qu'ils ne reconnaissaient pas encore Jésus comme Dieu et Messie au travers duquel nous recevons le salut. Or, ce n'est pas un esprit de timidité que nous avons reçu, mais un esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Ti. 1:7).
Si nous n'avons pas une vie de foi, nous ne pourrons pas non plus servir le Seigneur. Notre service est à la mesure de notre foi, de notre confiance, de notre adhérence à Christ. La Bible déclare: "Le juste vivra par sa foi" (Ha. 2:4) et "Le malheur atteint souvent le juste, mais l'Éternel l'en délivre toujours" (Ps. 34:20).
La foi est en Jésus-Christ et non dans un homme, quel qu'il soit. Dans ce récit, il nous est dit qu'il y avait d'autres barques avec eux (v. 36), mais elles n'auraient pas pu leur venir en aide car elles se trouvaient dans la même condition. Nous sommes tous engagés dans le service de la foi. C'est de Christ que nous vient le vrai secours: Il a reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (Mt. 28:18). Il élève la voix, et le calme s'installe.
La foi, c'est redevenir comme un petit enfant et accepter la toute-puissance de Christ telle qu'elle nous est décrite dans Sa Parole, non pas seulement pour ceux qui ont vécu à cette époque, mais pour nous-mêmes. Alors, Il agira, car Il est le même hier, aujourd'hui et éternellement (Hé. 13:8). Ce qui compte, c'est notre foi en Jésus-Christ. C'est de Lui que tout dépend. Il est la tête, nous sommes le corps: soyons donc soumis à la tête, car s'il n'en est pas ainsi, nous ne pouvons pas être du corps. Comment, en effet, un corps pourrait-il se déplacer si les jambes ne lui sont pas soumises?
7.Conclusion
N'oublions à aucun moment de notre existence qu'il ne faut pas laisser dormir Jésus à la poupe. Prions-Le chaque matin en Lui remettant la journée entre Ses mains, Le priant de nous garder du malin et de la tentation, et la tempête n'arrivera pas, ou du moins, elle ne nous causera aucun dommage, car Il est fidèle à Sa Parole. Jamais Il ne nous tente au-delà de nos forces (1 Co. 10:13).
Que le Seigneur vous bénisse tous, Amen!
D'après Renaud Herreman, in Le Centenier, Novembre 2003, pp. 9-16
Avec l'aimable autorisation de l'auteur
Moïse convoque tout Israël et lui répète le Décalogue (les Dix Commandements) de Dieu (De. 5:1). Ensuite, il rappelle tout le chemin que Dieu a fait parcourir à Son peuple pendant quarante années dans le désert pour l'éprouver et connaître les dispositions du cœur des enfants d'Israël. Par la manne, ceux-ci ont appris que l'homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Ce fut l'une des réponses de Jésus à Satan lorsqu'Il fut tenté au désert (Mt. 4:1-11).
Moïse rappela aux Israélites que Dieu les a nourris, non seulement de la manne, mais aussi de viande de cailles, leur a fourni l'eau pour eux et leurs troupeaux quand Moïse frappa le rocher (qui est une image de Jésus frappé pour nous - 1 Co. 10:4). Leurs pieds ne se sont pas enflés pendant leur marche, leurs vêtements ne se sont pas usés pendant ces quarante ans dans le désert.
Après cela, Dieu les mettra en possession d'un pays de cours d'eau, de figuiers, de grenadiers, d'oliviers et de miel, pays où ils ne manqueront de rien.
Moïse leur a encore recommandé: "Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu'Il t'a donné. [...] Lorsque tu mangeras et te rassasieras, lorsque tu bâtiras et habiteras de belles maisons, lorsque tu verras multiplier ton gros et ton menu bétail, s'augmenter ton argent et ton or, et s'accroître tout ce qui est à toi, prends garde que ton cœur ne s'enfle, et que tu n'oublies l'Éternel, ton Dieu, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude,[...]. Garde-toi de dire en ton cœur: Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses" (De. 8:10-17).
Nous aussi, gardons-nous d'oublier tous les bienfaits que nous avons expérimentés de la part de Dieu depuis que nous avons cru. Soyons reconnaissants et servons le Seigneur avec persévérance, car Il en est digne. Ne soyons pas comme ces Israélites qui se révoltèrent contre Dieu à maintes reprises, malgré tous les miracles qu'Il avait accomplis en leur faveur.
Bénissons donc l'Éternel qui pardonne toutes nos iniquités, qui guérit toutes nos maladies, qui nous fait rajeunir comme l'aigle, qui est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. Il ne nous traite pas selon nos péchés et ne nous punit pas selon nos iniquités, mais, comme un père a compassion de ses enfants, l'Éternel a compassion de ceux qui Le craignent.
Résumé d'une prédication
"C'est par beaucoup de tribulations que nous devons entrer dans le royaume de Dieu" (Ac. 14:22).
Le peuple de Dieu a ses épreuves. Ce n'était pas inscrit dans Son plan, lorsqu'Il choisit Son peuple, et cela afin de n'être pas un peuple éprouvé. Ils étaient choisis dans la fournaise de l'affliction. Ils n'étaient pas choisis pour connaître la paix du monde ni une joie terrestre. Il ne leur était pas promis une exemption totale de la maladie, des douleurs, ni de la mort; mais quand le Seigneur retira la charte des privilèges, il a mis les châtiments parmi les choses au travers desquelles ils avaient inévitablement à passer, et comme faisant partie de leur héritage.
Les épreuves sont une partie de notre lot; elles avaient été préparées d'avance pour nous dans le dernier testament en Christ. Aussi sûrement que les étoiles ont été façonnées par Ses mains et placées sur leur orbite, aussi sûrement nos épreuves nous ont ainsi été destinées. Il en a fixé les saisons et leurs lieux, leur intensité et l'effet qu'elles auront sur nous.
Des hommes droits ne doivent jamais espérer échapper aux difficultés; s'ils espèrent, ils seront alors mal à l'aise, car aucun de leurs prédécesseurs n'a jamais vécu sans elles. Remarquez la patience de Job; souvenez-vous d'Abraham, car il eut ses épreuves, et, par la foi, malgré ses épreuves, il devint le père de la foi. Notez bien la biographie des patriarches, des prophètes, des apôtres et martyrs, et vous découvrirez qu'aucun de ceux dont Dieu avait fait des vases de miséricorde, n'était fait pour passer par le feu de l'affliction.
Il était ordonné anciennement que la croix des difficultés soit gravée sur chaque vase de miséricorde comme la marque royale par laquelle les vases d'honneur du Roi sont distingués. Mais puisque la tribulation est ainsi le chemin des enfants de Dieu, ils ont la consolation de savoir que leur maître l'a traversée avant eux. Ils ont Sa présence et la satisfaction d'être aimés de Lui, Sa grâce pour les supporter, et Son exemple pour les enseigner. Il leur faudra passer par beaucoup de tribulations pour savoir les endurer et atteindre le Royaume.
Charles Spurgeon
"...celui qui demeure en Moi porte beaucoup de fruit..." (Jn. 15:5).
Dans ce chapitre, Jésus indique que ceux qui demeurent en Lui porteront du fruit, davantage de fruit et une abondance de fruit.
Mais avant cela, vous devez trouver l'équilibre entre deux attitudes contradictoires qui règnent parmi les chrétiens:
1. L'attitude de ceux qui affirment que la vie chrétienne est une succession de joies et de bénédictions; que, si vous avez de la foi, vous ne tomberez jamais malade; que vous vous sortirez de tous les problèmes, et que si vous n'êtes pas béni matériellement par Dieu, c'est que vous n'avez pas assez de foi.
Mais la vraie foi se prouve au cœur de l'affliction! C'est quand vous n'avez plus rien que vous avez besoin de beaucoup de foi pour croire que Dieu pourvoit à tous vos besoins. C'est quand vous êtes malade que vous avez besoin de foi pour croire que Dieu va vous guérir. Ce n'est qu'en demeurant en Lui que vous porterez du fruit, pas le contraire. La bénédiction vient après l'obéissance. Les chrétiens qui sont tout excités à l'idée de porter du fruit avant même d'avoir reçu des graines à semer finissent par servir Dieu pour ce qu'Il peut leur accorder, plutôt que pour ce qu'Il est par essence.
Un dernier point: n'écrasez pas les autres de votre foi. Avoir passé vos examens avec succès ne vous donne pas le droit de brûler l'école! Dieu, qui vous a aidé à traverser l'épreuve avec succès, aidera aussi les autres à surmonter leurs épreuves.
2. L'attitude de ceux qui disent que la vie chrétienne n'est qu'une vie de luttes.
Ceux-là se vantent de ce que l'ennemi est sans cesse après eux, et que leur vie n'est qu'une succession de difficultés. La Bible indique clairement que Satan s'attaque surtout à ceux qui vont bénéficier de promotion dans le service de Dieu.
La vérité est à mi-chemin entre les deux. Être mature demande de l'équilibre. Quand vous passez par l'épreuve et que vos branches sont émondées, c'est pour produire davantage de fruit. Alors, demeurez encore plus en Lui.
Ne vous découragez pas, n'abandonnez pas: après l'épreuve, votre témoignage aura d'autant plus de valeur!
Pensée du jour du Top Chrétien Francophone
Les Dix principes du serviteur de Dieu