Pour ceux qui pleurent à Noël

"Dieu a envoyé Son Fils, né d'une femme, né sous la loi" (Ga. 4:4). Tout le message de Noël est dans cette courte phrase. C'est le cœur de l'Évangile.

Dieu

C'est Lui qui fait le premier pas. Affirmation choquante en un temps où nous sont proposées toutes sortes de techniques pour nous rapprocher de Dieu.

Quelle libération! Pas besoin de se hisser vers Lui. Il est descendu.

Il a envoyé

Qui? Un prophète? Un sage? Un initié? Un gourou?

Non! Un Fils.

Son Fils

Un autre Soi-même.

Dans sa lettre aux Colossiens (1:15), Paul dit que Jésus est "l'image du Dieu invisible". Ailleurs, on nous Le présente comme "l'empreinte de Dieu" (Hé. 1:3), comme "l'expression de Son être".

On est loin du petit-Jésus-de-la-crèche.

Et pourtant, quelle réalité bouleversante, ce Fils de Dieu n'est pas venu sur les nuées. Il n'a pas surgi, comme les dieux de la mythologie, au milieu des éclairs et du tonnerre.

Il est né

Comme chacun de nous, Il a été porté dans le ventre d'une femme. Il a connu le choc de la naissance, la fragilité du nouveau-né.

Est-ce que nous pensons quelquefois qu'il y a eu à Noël une vraie naissance? Du sang dans la paille? De la souffrance? Des pleurs de petit bébé? L'épreuve d'une femme?

Et pas n'importe quelle femme!

Marie, Mary, Maria, c'est Myriam, une jeune juive qui risqua la répudiation.

Parce que Jésus n'est pas né au-dessus ou hors de l'humanité.

Né sous la loi

Il est né au milieu d'un peuple précis. Peuple choisi, mais aussi peuple de l'Holocauste.

Nous souvenons-nous, en ce temps où les persécutions menacent à nouveau de se déchaîner, que Jésus S'appelait Yeschouach, qu'Il était un petit juif circoncis et traqué dès Sa naissance?

Ô vous qui êtes dans la tristesse, vous qui pleurez à Noël, vous n'avez pas tort. Car le sang dans la paille préfigure déjà le sang de la croix. Mais réjouissez-vous, souriez à travers vos larmes, car à Noël, Dieu S'est fait semblable à nous. Il est devenu l'un des nôtres. Il est plus proche de toi que tu ne peux l'imaginer.

Noël, c'est d'abord cela.

Denise Mützenberg, in "Certitudes", n° 162,

Novembre-Décembre 1993, p.128

 

"Amazing Grace"

Cela se passe à la fin du XVIIème siècle ou au début du XVIIIème. John Newton, homme riche et cruel, ne croyait pas en Dieu. Il possédait une somptueuse demeure dans l'État de la Caroline du Nord, beaucoup d'esclaves et de grandes propriétés. Sa maison était ornée de tapis, de meubles de grande valeur, de tapisseries précieuses et de candélabres d'argent. À côté de la fenêtre d'où il pouvait voir à l'infini ses champs de coton, se trouvait un magnifique piano.

Mais John Newton n'était pas souvent chez lui. Il possédait un bateau négrier et allait en Afrique où il pratiquait le commerce des esclaves. Son bateau partait vide et revenait chargé d'esclaves enchaînés.

Marchand d'esclaves, il avait fait fortune grâce à ce commerce de chair humaine. Sa maison devenait toujours plus luxueuse, ses domaines toujours plus étendus, et son cœur toujours plus dur et aride. Quand il revenait à la maison, il était chargé de cadeaux, de bijoux pour sa femme, de jouets pour ses enfants, mais son cœur n'en restait pas moins sec et froid.

Un jour, au cours d'un de ses nombreux voyages en mer qui le ramenait des côtes d'Afrique vers celles des États-Unis avec une cargaison de chair humaine, cet ivoire noir, John Newton tombe subitement malade: température élevée, délire, la fièvre typhoïde! Aussitôt, les hommes de l'équipage se consultent, une décision rapide s'impose. Un cas de typhoïde à bord signifie en quelques jours, peut-être même en quelques heures, la typhoïde pour tous et la perte de toute la charge du bateau.

La décision est prise: John Newton sera glissé dans une chaloupe et abandonné sur l'océan. Mais il ne sera pas seul, car un deuxième cas de cette terrible maladie vient d'être signalé. Une vieille femme, qui a travaillé comme cuisinière au cours de nombreux voyages, vient d'être atteinte par le même mal. Tous les deux sont donc abandonnés en pleine mer, et le navire s'éloigne lentement.

John Newton délire; la vieille femme, elle aussi, est gravement malade. Un courant pousse leur chaloupe vers une île déserte, et le soir du troisième jour de leur triste voyage, leur embarcation aborde sur la plage de l'île. Là, sur le sable, un dialogue s'engage entre les deux malades. D'un côté, un homme qui délire, de l'autre, une vieille femme qui, malgré la maladie qui l'étreint, a gardé la certitude de la foi, car cette simple femme noire n'a aucune haine à l'égard de son cruel patron. Elle possède Jésus dans son cœur depuis bien longtemps: alors qu'elle était encore enfant, elle L'a accepté comme son Sauveur.

C'est de Lui qu'elle commence à parler à John Newton. Elle lui dit qui est Jésus, l'Amour descendu sur terre; Jésus, sorti du sein de la vierge Marie; Jésus, venu pour libérer les esclaves, non seulement ceux qui sont enchaînés dans les cales des navires ou qui travaillent dans les champs de coton, mais aussi tous ceux qui, comme John Newton, sont esclaves du péché.

C'est là un message tout nouveau pour cet homme malade. Il l'entend pour la première fois. Quelque chose s'émeut dans son cœur troublé: c'est la douce voix du Seigneur qui commence à se faire entendre…

Mais la vieille esclave noire lui répond:

Et là, sur cette plage déserte, le Seigneur agit miraculeusement et guérit John Newton, tandis qu'Il reprend la vieille esclave qui vient de remplir son devoir.

Les jours passent. John Newton reprend des forces; il se nourrit de fruits et d'herbes sauvages.

Tout à coup, un jour, bien loin à l'horizon, apparaît un navire. Poussé sans doute miraculeusement par le vent, il s'approche de l'île. Sur le pont, on a vu les grands signes que fait John Newton et on lance aussitôt une chaloupe à la mer. Il est sauvé et hissé sur le navire.

Quelques semaines plus tard, John Newton est de nouveau chez lui, mais comme elle lui paraît vide sa maison, maintenant! Il y manque l'amour, il y manque Jésus. Il y a toujours les objets de luxe, les vases de prix, les candélabres d'argent, sa femme et ses enfants, mais il manque le Seigneur. Il faut qu'il L'introduise au sein de sa famille, et non seulement là, mais dans la grande communauté de ses esclaves qui travaillent dans les champs et qu'il veut libérer les uns après les autres. Il faut qu'il les réunisse pour la prière.

Et voilà que le soir, en rentrant des champs, les esclaves se groupent autour de lui, de sa femme et de ses enfants, et, ensemble, ils chantent des hymnes de louange au Seigneur et prient.

Petit à petit, les objets précieux disparaissent de sa somptueuse demeure, car John Newton, après avoir libéré ses propres esclaves, commence à payer la libération des nombreux esclaves des entreprises voisines. Tapis, objets de valeur, tapisseries s'en vont peu à peu, car tout ce qu'il a gagné avec la traite des Noirs, à présent, John Newton le vend pour libérer les hommes de leur esclavage.

Un soir, ils se réunissent nombreux dans sa maison. Il n'y a plus beaucoup de meubles: une chaise, une table et…le piano. "Ce sera maintenant le tour du piano, pense John Newton. Lui aussi sera vendu, mais avant de le vendre, j'aimerais composer un chant…"

Et, tandis que ses ex-esclaves, sa femme et ses enfants l'entourent, il s'assied au piano et demande au Seigneur, en cet ultime jour où il possède encore son instrument, de lui donner une mélodie et des paroles de reconnaissance et de louange qui rappelleront pour toujours le témoignage que lui a apporté la vieille esclave au Nom de Jésus. Les paroles affluent sur ses lèvres:

Grâce merveilleuse, quelle douceur dans ce mot!

Grâce qui a sauvé un misérable tel que moi!

Autrefois, j'étais perdu, maintenant, je suis retrouvé,

J'étais aveugle, et maintenant je vois.

J'ai déjà rencontré bien des dangers,

Bien des peines et des pièges,

Mais la grâce m'a préservé jusqu'ici.

Et c'est elle qui me conduira là-haut.

Quand, resplendissants comme le soleil,

Nous aurons chanté les louanges de Dieu pendant mille ans,

Nous en serons comme au premier jour,

Et toute l'éternité de gloire sera devant nous.

Par Fred Ladenius, in Réalités de la Foi, Digest, n°53, 2/91, pp. 8-10

"Louez l'Éternel, car Il est bon, car Sa miséricorde dure à toujours!" (Ps. 107:1). Amen!

 

Entrée libre

"Par lui (Jésus) nous avons, les uns et les autres, accès auprès du Père par un seul Esprit" (Ép. 2:18);

"Approchez-vous de Moi, écoutez ceci: Je n'ai pas parlé en secret dès le commencement... Je suis là; et maintenant le Seigneur l'Éternel M'a envoyé, et Son Esprit" (És. 48:16).

Cette mention invite parfois à entrer dans un magasin, sans que celui qui pousse la porte ait l'intention d'acheter. "Entrée libre" veut dire que vous pouvez entrer, même si vous n'avez pas un sou en poche.

L'accès à Dieu est totalement libre: Il désire que nous "entrions" pour Le rencontrer comme le Dieu Sauveur. Jésus Christ nous a acquis cette entrée libre auprès de Dieu; en mourant sur la croix, Il a payé de Sa vie la dette de nos péchés. Maintenant, Dieu ne fait aucune discrimination entre les personnes, qu'il s'agisse de race ou de niveau social. Si vous allez à Lui en reconnaissant que vous ne pouvez rien Lui apporter, Il vous recevra tel que vous êtes, sans rien exiger de votre part, vous demandant simplement d'accepter par la foi le salut qu'il donne par Jésus Christ.

Certains, par méfiance, résistent à l'offre du salut. Ils s'imaginent que, si l'entrée est libre, la suite est payante. Quel intérêt Dieu aurait-Il pour agir ainsi? Il aime le pécheur et "Il veut que tous les hommes soient sauvés" (2 Pi. 3:9). Quand une personne accepte la bonne nouvelle du pardon de ses péchés par Jésus Christ, il y a de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent (Lu. 15:7). Et ensuite, Dieu n'exige rien de sa part; mais c'est le croyant lui-même qui, spontanément, répondra par l'amour à l'amour dont Dieu l'a aimé; et le montrera!

Jésus n'a jamais rien exigé de ceux qu'il avait guéris. Après avoir ressuscité Lazare, il a simplement ajouté: "Déliez-le et laissez-le aller" (Jn. 11:44).

La Bonne Semence

 

Vérités de Noël

Par une douce nuit étoilée,

Veillent silencieusement des bergers.

Une étoile, plus fort que les autres, luit , elle les éblouit.

Elle leur annonce, en fait, le Messie.

Alors, suivant le conseil des anges,

Ils se sont lentement dirigés,

Le coeur débordant de louanges,

Vers l'endroit où l'enfant est né.

Ils ont vu dans une humble étable,

Dans une mangeoire couché, l'enfant Jésus emmailloté.

Et alors, devant le Christ admirable,

Doucement ils se sont prosternés.

Ce petit enfant, ce Sauveur

Au nom si beau et si glorieux,

Sais-tu, ô toi pauvre pécheur,

Qu'Il est en fait le Fils de Dieu?

Sais-tu qu'Il est venu pour nous,

Pour porter nos fardeaux et nos péchés?

Jésus, ô nom au son si doux,

Nous voulons sans cesse Te glorifier.

Aujourd'hui, nous fêtons Noël:

Demandons dès lors en chœur à Dieu

Que de ce Messie éternel

Jamais, non jamais, nous ne détournions les yeux.

Oh! Jésus, Toi le Roi des rois,

Augmente en cet instant notre foi

Et donne à tous Tes enfants, Seigneur,

Une toute, toute nouvelle ardeur.

Si Dieu Ton père vers nous T'a envoyé,

C'est pour que nous soyons tous consolés.

Car Tu es le Roi de toute l'humanité,

Le prince de l'amour et de la paix:

Tu es en vérité le divin Enfant né pour nous sauver.

Christine

 

Ne marchons donc pas dans les ténèbres

Oui, j'étais une croyante! Je croyais en Dieu, au Seigneur Jésus. J'étais croyante comme la plupart de mes semblables, ainsi qu'on me l'avait enseigné dès ma tendre enfance.

Ces enseignements, donnés par mes parents d'abord, par les dogmes de la religion ensuite, m'apparurent bientôt dénués de réelle vérité et de sens logique. Le scepticisme m'envahissait petit à petit, me conduisant inévitablement vers un autre chemin. Cependant, le domaine spirituel, l'Amour pur, sublime m'attirait.

Dès lors, je cherchai la "Vérité" en de vaines philosophies…: c'était une fois de plus la mauvaise route.

Je sais à présent que cette route, la bonne, est brillamment éclairée et que la "Vérité" est fort simple –c'est la Bible qui nous l'enseigne. La Parole du Seigneur y est inscrite en lettres de feu du début jusqu'à la fin.

Il nous y fait connaître Son incommensurable Amour par le don de Son Fils unique mort sur la croix pour sauver les hommes ["Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jn. 3:16)], par le don de Sa grâce aussi qu'Il nous accorde gratuitement. Cette grâce imméritée qui devrait faire jaillir de nos cœurs d'éternels accents de reconnaissance.

Ne marchons donc pas dans les ténèbres. Le véritable sentier est quelquefois abrupt, rocailleux et difficile, mais quand l'homme aura traversé les abîmes et qu'il pourra, non plus uniquement par esprit investigateur mais par "Amour", accéder aux plus hautes cimes en manifestant cet amour à tous ses frères, il comprendra toute la Sagesse de l'incommensurable Amour de notre Père divin qui nous montre la route de l'amour fraternel, universel, par le Christ, notre Seigneur, Son Fils bien-aimé.

B.G.D.

 

L'idolâtrie

Qu'est-ce que l'idolâtrie? D'où procède-t-elle?

L'homme idolâtre s'est détourné de Dieu. Il a "changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles" (Ro. 1:23). L'idolâtrie est une caricature de la vraie foi et du vrai Dieu. Ce n'est plus l'homme créé à l'image de Dieu, mais c'est Dieu créé à l'image de l'homme et des bêtes; autrement dit, l'homme s'est façonné un dieu.

L'idolâtrie revêt des formes différentes selon les endroits et les époques: parfois, elle s'exprime par le fétichisme ou le culte des animaux, parfois, par le culte des astres, le culte de l'homme divinisé, le culte des démons et des esprits de toutes sortes, mais elle demeure toujours et partout une religion qui admet la pluralité des dieux, le polythéisme. Elle confère une puissance à tout ce qui frappe l'imagination, et l'adoration s'ensuit.

Le mot idolâtrie implique presque automatiquement une notion de superstition, de sorcellerie et de culte matériel.

L'homme s'incline en adoration devant l'argent, devant le succès; ou bien il chérit une forme plus subtile d'idolâtrie, comme la cigarette ou l'adoration de chanteurs ou de vedettes, et peut-être la forme la plus subtile de toutes: l'adoration de soi-même.

L'être humain a rejeté la révélation que donne la Bible du Dieu vivant et vrai qu'adoraient ses pères et Lui a substitué ses propres dieux. L'homme moderne a décidé de détrôner Dieu et de se placer lui-même sur le trône. Il n'accepte plus les normes de conduite enseignées par la Bible.

Depuis que nous avons fait un dieu de l'homme, nos yeux ne s'élèvent plus vers le ciel mais sont dirigés sur nous. Pourtant, consciemment ou non, nous sommes fatigués de nos dieux de fabrication humaine. La joie, la paix, la sécurité et le bonheur qu'ils étaient censés nous apporter font défaut.

"Je suis l'Éternel, votre Dieu. Vous ne vous tournerez point vers les idoles" (Lé. 19:3-4). L'apôtre Paul nous met en garde de ne pas changer la vérité de Dieu en un mensonge (Ro. 1:25). Il nous dit de ne pas adorer et servir la créature plutôt que le Créateur. Et pourtant, c'est ce qui se passe dans le monde.

Aux yeux de Dieu, l'idolâtrie est un péché grave: "Tu n'auras pas d'autres dieux devant Ma face" (Ex. 20:3). Des millions de gens sont coupables de ce péché, mais beaucoup d'entre eux vont cependant à l'église et servent Dieu de leurs lèvres, mais leur cœur est éloigné de Lui.

Tout au long de l'Écriture, Dieu presse Son peuple à se détourner des idoles. Il nous demande de nous repentir afin que Son jugement nous soit épargné.

Il n'est pas trop tard pour nous repentir, il est encore temps. Amen.

Robert