Ce qu'on peut faire avec un sabot
"Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles" (2 Co. 5:17).
On raconte qu'un jour, avec un de ses amis, le célèbre Paganini discutait du bois à employer pour faire un bon violon. L'ami pensait que les meilleurs violons avaient le fond d'érable et le dessus de pin. Paganini répondit que le son ne dépendait pas de l'essence du bois et qu'un bon violoniste pouvait se servir de n'importe quel instrument pourvu qu'il fût de bois et creux.
L'ami portait des sabots; d'un coup de pied, il en lança un en l'air en s'écriant:
"Eh bien, jouez-moi donc un morceau de concert sur ce sabot: il est de bois et creux. Si vous y arrivez, je vous donne 10.000 lires; sinon c'est vous qui me les donnez.
– C'est bon, répondit Paganini. J'accepte le pari pourvu que vous me laissiez le temps."
Le maître emporta le sabot chez lui. Il découpa, sculpta, tailla, lima, puis il tendit les cordes sur son nouvel instrument. Un mois plus tard, il annonçait dans les journaux un concert sur un sabot. Ce fut un grand succès: l'artiste tira du sabot les sons les plus purs. Les 10.000 lires ainsi gagnées et les 10.000 autres que le concert rapporta, il les donna aux pauvres.
Si l'artiste a su faire vibrer un simple sabot, combien plus il nous faut admirer le grand Maître qui, des pauvres êtres que nous sommes, a façonné des instruments capables de chanter Sa gloire! À condition, bien sûr, de rester dans Sa main.
La Bonne Semence
"Va, vends ce que tu possèdes,… Puis viens, et suis-moi" (Mt. 19:21–lire les versets 16 à 22).
On ne peut rencontrer Jésus sans vivre autrement, sans changer de vie. Rien n'est plus pareil après, car Jésus met en évidence les lourdeurs et les chaînes de notre vie.
Regardez cette histoire du jeune homme riche: il est prisonnier de sa richesse, son cœur est lié, ligoté, pire qu'un cœur avec des menottes.
Le jeune homme se rendait compte que c'était lourd dans sa vie, que ça pesait, qu'il était comme enchaîné par ses biens. Il n'était pas maître de ses richesses. Ce sont elles qui avaient tout pouvoir sur lui.
Lui, il était l'esclave, le prisonnier. Il était vaincu par ses avoirs, tout tournait autour d'eux! Il avait un sac de possessions et il était enchaîné à ce sac. Il en devenait incapable de faire autre chose, de penser aux autres, au bonheur des autres, à Dieu: il était gardé par son argent!
Jésus voulait l'en délivrer: "Allez, va vendre tes biens, et tu pourras Me suivre. Tu seras allégé!". Mais le jeune homme n'en a pas le courage. Il est si difficile parfois de se détacher de ce qui enchaîne.
Le jeune homme se détourne de Jésus, tout triste, car il sentait qu'il resterait définitivement prisonnier de ses richesses.
Il n'y a pas que les richesses qui enchaînent et qui empêchent d'aller jusqu'au bout de soi-même sur le chemin des exigences de l'Évangile. Pour rester riche, pour rester le premier, pour rester le plus admiré, pour conserver une bonne image de marque, on accepte parfois de se laisser réduire en esclavage.
On se laisse emprisonner dans l'habitude du mensonge, on peut se laisser ligoter dans la haine à l'égard de quelqu'un, on peut se laisser attacher dans la continuelle façon de dire du mal de tout et de tous, on peut se soumettre à la continuelle obsession de se considérer comme le meilleur, et le plus grand, et le plus intelligent, on peut devenir l'esclave du refus quotidien de rendre service, on peut se passer les menottes de la paresse, de la tricherie, de l'infidélité,…
Un seul appel traverse l'Évangile: "Vous êtes les enfants de Dieu le Père, alors vivez comme tels".
La vie chrétienne consiste à faire apparaître en pleine lumière cette incroyable grâce. Il s'agit donc de lutter contre tout ce qui met les menottes à cette dignité, tout ce qui l'enchaîne et l'empêche de s'épanouir au grand jour. Pour nous permettre de nous libérer, l'Évangile trace la route. Être libre à l'image du Christ. À quel prix?
Charles SINGER, in Respiration, août 1989, p. 19
Souccoth ou la fête des Tabernacles est la plus joyeuse et la plus mémorable des sept fêtes bibliques. Il s'agit d'une fête agricole de 7 jours. Elle commence à partir du 15e jour de Tichri [ n.d.l.r.: mois du calendrier juif correspondant à Sept-Oct] pour célébrer la récolte des derniers fruits et la Providence divine.
L'explication de la fête des Tabernacles se trouve dans le chapitre 23 de Lévitique où Dieu commande à Son peuple de se réjouir et d'habiter dans une cabane ou tente "afin que vos descendants sachent que J'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Égypte".
Lévitique 23 décrit les deux éléments clefs qui nous permettent d'obéir à ces deux ordres de "se rappeler" et "se réjouir". Le premier est la "souccah", le Tabernacle ou la cabane d'où la fête tire son nom. Dieu a ordonné aux enfants d'Israël de construire et de demeurer dans des huttes temporaires – tabernacles – pendant une semaine chaque année.
Il est tellement facile d'oublier tout ce que Dieu a fait pour nous! De retour dans le désert, le peuple d'Israël oublia rapidement comment Dieu l'avait miraculeusement délivré. Dès qu'il y eut manqué d'eau et de nourriture, nous commençâmes à nous plaindre: "Moïse, n'avons-nous pas eu assez de problèmes, assez d'ennuis dans le pays d’Égypte, qu'il a fallu que tu nous emmènes dans le désert pour y mourir?". Le résultat de ces plaintes fut la prolongation de quarante ans de marche dans le désert. Mais pendant ces errances dans le désert, Dieu nous rappela constamment Sa Providence: la colonne de nuée le jour et la colonne de feu la nuit. Et par-dessus tout, le Tabernacle, puis le Temple à Jérusalem, soulignait la bonté de Dieu et Sa présence.
Dieu S'était aménagé un lieu saint au milieu d'un peuple rebelle, un endroit où les Israélites pouvaient se réconcilier avec Lui grâce aux sacrifices apportés au Tabernacle. Dieu voulait que les enfants d'Israël se remémorent toutes ces choses, et c'est pourquoi Il nous a ordonné de construire des cabanes pour cette semaine de fête. Il voulait aussi que nous réfléchissions sur le caractère précaire de la souccah, afin que, une fois confortablement installés, nous nous souvenions que nous ne devons pas uniquement nous appuyer sur les commodités et le confort matériels, mais sur Celui qui nous les a procurés. L'appel de Dieu à nous souvenir de Sa libération était un appel à renouveler notre dépendance vis-à-vis de Lui.
Le souvenir de la délivrance divine entraîne naturellement un désir de réjouissance. La joie est tellement partie intégrante de la célébration de Souccoth que cette fête porte également le nom hébreu de "Zeman Simhatenou", ce qui signifie "le temps de notre réjouissance". Nous devions nous réjouir après la récolte en rendant grâce à Dieu. Certains ont même émis l'idée que la fête américaine de "thanksgiving" et la fête anglaise "Harvest Sunday" – le dimanche de la récolte – avaient pour origine la fête de Souccoth.
Israël était une société agraire, dépendant, pour sa subsistance, de la récolte des céréales et des fruits, dépendant de la pluie qui rendait possible cette récolte. On pouvait donc voir l'évidence des bénédictions divines dans les pluies et dans les récoltes abondantes. Dans Lévitique 23:40, Dieu ordonne: "Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière; et vous vous réjouirez…".
Ceci nous amène au second élément de Souccoth qui nous aide à obéir au commandement de "nous réjouir". Il s'agit, en réalité, de deux objets: le "loulav" et "l'étrog". Loulav est un mot hébreu qui signifie "pousse de plante". Le loulav est un faisceau de trois espèces végétales:
En araméen étrog signifie "ce qui brille". C'est une sorte de citron qui, dans la célébration de Souccoth, représente le cœur. Nous agitons donc le loulav et l'étrog pour montrer que nous nous réjouissons et que nous louons Dieu avec nos cœurs, nos lèvres, nos yeux et par tous les mouvements que nous faisons. Toute la famille les agite à tour de rôle de haut en bas et de chaque côté affirmant ainsi sa reconnaissance envers Dieu.
Une autre réjouissance traditionnelle est le partage d'un bon repas dans la souccah. Il est courant de manger une salade de fruits confectionnée à partir des produits qui étaient récoltés en Israël à l'époque, tels que raisins, figues, grenades et dattes. N'est-il pas merveilleux que Dieu nous encourage à considérer la nourriture comme faisant partie de notre louange et de notre joie devant Lui? Nous laissons parfois passer des occasions de célébrer et de louer Dieu dans chaque aspect de notre vie. Mais quand nous nous rappelons sincèrement toutes les bonnes choses que Dieu a faites pour nous: Sa délivrance, Son salut, Sa providence, …, nous ne pouvons nous empêcher de "faire la fête". Et c'est exactement ce que Dieu voulait que nous fassions à la fête des Tabernacles: nous rappeler et nous réjouir de Sa Providence.
C'est durant cette fête que dans le Temple à Jérusalem, Jésus le Messie prononça ces paroles: "Si quelqu'un a soif qu'il vienne à Moi et qu'il boive. Celui qui croit en Moi, des fleuves d'eau vive couleront en lui…" (Jn. 7:37). Quelle joie pour nous de célébrer cette fête de délivrance avec l'abondance spirituelle que Jésus nous apporte.
Par Delphine TEBOUL, in Juifs pour Jésus, lettre trimestrielle
– Eloul 5763 – septembre 2001
"(Jacob dit:) J'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée" (Ge. 32:30).
Jacob est seul: il vient d'aider sa femme et ses enfants à traverser la belle rivière du Jabbok. Avant de traverser lui-même, il veut être "au clair" avec Dieu. Il veut savoir où il en est dans sa vie de "tricheur": il faut qu'il soit, cette fois-ci, "seul avec Dieu".
Et Dieu le prend au mot! Souvent, dans nos prières, nous demandons que Dieu nous parle, qu'Il nous aide, qu'Il nous apprenne à prier. Nous nous trouvons comme devant la rivière Jabbok, devant LA grande décision de notre vie. Au cours de cette lutte avec Dieu, ou nous remporterons une victoire, ou nous déciderons, consciemment ou inconsciemment, de maintenir notre vie de chrétien, de simple pantouflard, de pauvre loque, sans punch. Dieu, Lui, a une autre qualité de vie pour nous… c'est "la vie en abondance" (Jn. 16:10).
Jacob veut rester seul avant de rencontrer son frère Ésaü. Il veut savoir ce que Dieu a à lui dire. Voilà la première chose à apprendre de la part du Seigneur: si on ne veut pas prier seul avec Dieu, on ne deviendra jamais un homme de Dieu. Il est facile de prier dans une certaine ambiance, il est facile d'être un chrétien extraordinaire, un chrétien vaillant, quand on est 90 ou 100 chrétiens ensemble. Mais quand l'ambiance nous "chauffe" un peu plus que d'habitude, cela peut devenir dangereux. L'homme de Dieu est un homme qui sait prier seul et qui sait qu'il a besoin de vivre une vie de prière seul avec Dieu.
Combien d'entre nous sont-ils prêts à vivre une véritable vie de prière, seuls avec Dieu, dans leur chambre, à l'insu du monde? Nous ne serons jamais des hommes et des femmes de Dieu si nous ne savons pas prier seuls. Mais peut-être ne veux-tu pas, n'as-tu pas envie d'être un homme de Dieu? Si tel est ton cas, je voudrais te demander si tu as jamais rencontré mon Sauveur et Ami Jésus-Christ? Car si tu L'avais vraiment rencontré, tu voudrais Le suivre jusqu'au bout de ta vie sur cette terre.
Jésus était très pris, très occupé; Il S'appliquait au service de Son Père et de Son Dieu. Et pourtant… Jésus avait besoin de Se retirer, d'être à l'écart, même dans le désert, et de prier. Souvent, nous savons ce que c'est d'être occupés dans le service de Dieu. Engagés à bloc dans un coffee bar de jeunes, par exemple, en train de parler du Christ aux copains, nous négligeons de nous mettre à l'écart; nous n'avons plus le temps de prier et nous nous demandons pourquoi nous sommes découragés, pourquoi nous avons de l'amertume, des déceptions… C'est parce que nous ne prenons jamais véritablement le temps de prier "seuls avec Dieu".
Dans un autre passage de l'Évangile de Luc (6:9-12), nous voyons Jésus en train d'exercer une activité bénie: les choses marchent bien! Et, subitement, des difficultés surgissent, tous sont contre Lui! Que ferions-nous si nous étions à Sa place? Nous parlerions? Nous chercherions une solution en nous, ou nous prendrions un bon coup de cafard? Jésus, Lui, Se retire seul sur la montagne pour prier. Au lieu de Se laisser accaparer par Ses difficultés, Il prie, seul, et Il a la victoire!
Et c'est exactement ce que Dieu veut de nous. Je ne vous dis rien de nouveau, et pourtant, c'est là la clé de l'histoire. Nous restons souvent accaparés par nos difficultés, nous restons des chrétiens de faillite, tandis que le Seigneur voudrait que nous passions du temps véritablement avec Lui et Lui seul pour découvrir ce qu'est "Sa" volonté.
Au chapitre 10 du livre des Actes, on voit Pierre en route avec ses compagnons vers la ville de Césarée, ne sachant trop ce que le Seigneur attend de lui. Mais avant de se mettre en route, il monte sur le toit de la maison, il s'isole pour prier. Il ne sait pas pourquoi il prie, mais il doit prier, il doit être seul avec son Seigneur. Il doit recevoir des ordres d'En Haut, et il ne veut rien faire sans les avoir reçus. Et le miracle est là: à l'instant même, sans que Pierre le sache, Corneille, dans une autre ville, prie et voit la réponse que Dieu lui prépare.
Quand on passe du temps dans la prière, Dieu donne des réponses, car nous avons un Dieu qui intervient dans nos vies.
Mais revenons à Jacob. Qui est l'homme qui lutte seul avec lui? La Bible dit que c'est l'ange de la présence de Dieu. Et pourquoi lutte-t-il seul avec Jacob? Cherchez la réponse dans Osée 12:4-5: "Dans le sein maternel Jacob saisit son frère par le talon, et dans sa vigueur, il lutta avec Dieu. Il lutta avec l'ange, et il fut vainqueur, il pleura, et lui adressa des supplications. Jacob l'avait trouvé à Béthel, et c'est là que Dieu nous a parlé". Dieu voudrait que nous luttions ensemble dans la prière pour que nous soyons des vainqueurs, pour qu'Il nous parle, pour qu'Il transforme véritablement notre vie.
Certains disent: "Pourquoi lutter avec Dieu dans la vie?". Il ne faut pas se méprendre: il s'agit de lutter dans la prière, non pas contre Dieu, mais avec Dieu. Car le diable fera tout son possible pour nous empêcher de lutter et pour nous dire: "C'est trop dur, c'est pas la peine…". Nous "luttons" dans la prière parce que nous ne voulons pas prier, et pourtant, la prière est la "respiration" de la vie chrétienne. C'est aussi simple que cela, et le diable ne veut pas que nous priions.
Avez-vous remarqué que lors de la guerre du Golfe, l'Alliance a voulu "clouer au sol" l'armée de l'air irakienne avant toute chose, pour qu'elle soit inefficace? Et c'est exactement ce que veut faire le diable: il veut neutraliser "l'Armée de l'Air" du chrétien, sa vie de prière. Et de nous décourager en nous donnant des prétextes: "Je ne suis pas spirituel, je ne sais pas prier". Nous disons que nous sommes fatigués, et nous ne prions pas; et nous sommes de plus en plus fatigués. Nous disons que nous n'avons pas besoin de prier, nous n'avons donc plus besoin de Dieu. Nous disons que prier c'est sentimental, et nous nous méfions de tout ce qui est sentimental. Mais la Bible dit: "Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications" (Ép. 6:15). La vie de prière est la cible numéro un du diable. Ce chrétien zélé, il le rendra plus zélé encore, mais il fera qu'il ne prie pas! Ce chrétien lit sa Bible? C'est bien, mais il ne prie pas et n'a donc aucune puissance pour la mettre en pratique dans sa vie! Ce chrétien-là parle du Christ à un tas d'amis, mais parce qu'il ne prie pas, ces amis ne risquent pas de se convertir! Ce chrétien-là est désemparé, découragé: il demande conseil à droite et à gauche, mais comme il ne prie pas, Satan se débrouille pour qu'il manque d'intervention de la part de Dieu. Cela n'est-il pas effrayant?
La prochaine chose que je remarque, c'est que Jacob prie jusqu'à l'aube, avec persévérance. Il nous faut être prêts à lutter jusqu'à ce que la réponse vienne. Que nous sommes vite fatigués après dix minutes de prière! Dieu veut que nous luttions dans la prière pour que nous soyons dans la dépendance totale de Sa personne. Ce n'est pas compliqué, c'est aussi simple que cela: une vie de dépendance absolue. Il s'agit de mettre mon âme à nu pour que Dieu me travaille avec Son bistouri de chirurgien. Ce n'est pas facile, cela fait mal, cela me fait mal, je n'en ai pas envie, mais c'est dans le lieu secret qu'est la victoire.
Nous voici à notre quatrième remarque: la vraie prière coûte, terriblement! Et dans notre texte, nous voyons que cela coûte à Jacob: "Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l'emboîture de la hanche" (Ge. 32:25). Cela a dû lui faire fameusement mal! Oui, mes amis, cela coûte de prier seul avec Dieu! Mais si, parmi les vrais chrétiens, nous voulons voir le réveil, cela va nous coûter. Acceptez-vous d'en payer le prix, afin de connaître enfin "la vraie vie de bénédiction"? Au moment de prier, nous sommes souvent préoccupés, nous pensons à nos amis, à nos projets, à notre avenir et à tant d'autres choses! Et cela coûte de rester dans le silence! Pourtant, c'est dans le silence que Dieu nous montre le péché qui doit être enlevé de notre cœur, l'obstacle qui nous empêche de prier, l'orgueil qui ne veut pas plier devant Sa volonté. Sommes-nous prêts à vivre dans le silence? Le silence est absolument nécessaire. Et la prière coûte parce que nous sommes tellement agités.
Mais vous ne serez jamais bénis si la prière ne vous coûte pas. Et votre prière ne vaudra jamais rien non plus si prier ne vous prive pas de quelque chose.
Écoutons le dernier mot de Dieu: "Arrêtez (ou: Tenez-vous tranquilles), et sachez que Je suis Dieu" (Ps. 46:11).
Méditation Quotidiennne
Obéir!… Voilà un mot rébarbatif qui n'a certes pas le don de plaire aux jeunes!
OBÉIR À QUI?…
En tout premier lieu, nous devons obéissance à Dieu, car Il est notre créateur, notre Père céleste. Et pour ce faire, il nous faut connaître quelle est Sa volonté, qui est toujours bonne, agréable et parfaite. Elle nous est révélée dans la Parole de Dieu (la Bible) qui nous dit (c'est Jésus qui parle): "Si quelqu'un M'aime, Il gardera Ma parole" (Jn. 14:23), autrement dit, il obéira à cette Parole.
L'obéissance est la preuve la plus éloquente que nous puissions Lui donner de notre amour.
Il est des réflexions que l'on entend bien souvent, comme: "Pourquoi Dieu, qui est si juste et si aimant, permet-Il tant de méchanceté, de souffrance et de chagrin? Pourquoi l'homme a-t-il sombré aussi profondément dans la dépravation? Comment les créatures de Dieu sont-elles devenues aussi envieuses et aussi mauvaises?".
Pour trouver réponse à toute cette violence qui parcourt le monde, il faut revenir à nos premiers parents dans le jardin d'Éden, Adam et Ève. Aux premiers chapitres de la Genèse, la Bible nous dit clairement ce qui s'est passé au commencement et pourquoi l'homme, depuis, s'est avancé sur le chemin de sa propre perdition. Adam était le premier homme à qui Dieu fit le cadeau, inestimable, de la liberté: liberté d'obéir à Dieu ou de se soustraire à Lui, liberté d'être heureux ou de se rendre malheureux,…
Il fit son choix: il désobéit. Il en subit les conséquences et ouvrit ainsi la voie que toute l'humanité devait suivre: "Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes…" (Ro. 5:18).
Le péché originel fut donc la désobéissance et non, comme beaucoup le pensent, d'ordre sexuel.
OBÉIR À QUI?…
De l'obéissance à Dieu découle tout naturellement l'obéissance à nos parents (Ép. 6:1-2), à nos maîtres (patrons, éducateurs, dirigeants) (Ép. 6:5), à nos conducteurs spirituels (pasteurs, prédicateurs, évangélistes). Toutes ces personnes ont en effet une lourde responsabilité envers nous.
Écrivant aux Romains, Paul leur faisait part de sa joie car leur obéissance était connue de tous (Ro. 16:9).
Puisse-t-il en être ainsi de nous à l'avenir!
Robert